La fibre optique compte 28,1 millions d’abonnements en France à fin juin 2026, soit 85 % des accès internet fixes. Le dernier observatoire de l’Arcep montre aussi une légère reprise des revenus du fixe, après quatre trimestres de baisse. Le cuivre poursuit son recul, tandis que les box 4G et 5G à usage fixe progressent.
Publié le 8 octobre, l’observatoire du deuxième trimestre 2026 recense 33,1 millions d’abonnements internet à haut et très haut débit. Le marché augmente de 1,2 % sur un an, mais cette progression reste bien plus modeste que celle de la fibre : la migration depuis les anciennes technologies continue de transformer la répartition des accès.
La fibre gagne 2,4 millions d’abonnements en un an
Le parc en fibre optique de bout en bout atteint précisément 28,142 millions d’abonnements, en hausse de 9,3 % sur un an. Sa part dans l’ensemble des accès internet fixes gagne six points pour atteindre 85 %. Parmi les seuls abonnements à très haut débit, la fibre représente désormais 94 % du total.
La croissance reste soutenue, mais elle ralentit à mesure que la fibre se généralise. Le gain annuel est revenu à 2,4 millions d’abonnements, contre plus de 4 millions au plus fort de la migration en 2021. Sur le seul deuxième trimestre 2026, le parc progresse d’environ 458 000 abonnements, contre 594 000 au trimestre précédent.
À l’inverse, les accès internet sur cuivre DSL ne représentent plus qu’environ 3,1 millions d’abonnements, soit 9 % du marché. Le très haut débit, toutes technologies confondues, atteint 29,9 millions d’accès et représente 90 % des abonnements internet.
Les revenus du fixe repartent légèrement à la hausse
Le changement de tendance est aussi économique. Les services fixes vendus aux particuliers et aux entreprises ont généré 4,38 milliards d’euros HT au deuxième trimestre, en hausse de 0,4 % sur un an. C’est le premier trimestre de croissance après quatre trimestres consécutifs de recul.
Cette amélioration repose sur les services à haut et très haut débit, dont les revenus progressent de 2,7 %, à 3,74 milliards d’euros HT. Elle compense cette fois le recul des services bas débit, en baisse de 21,9 %, ainsi que celui des accès de haute qualité et des réseaux intersites vendus aux entreprises, en retrait de 6,1 %.
La facture mensuelle moyenne par abonnement internet s’établit à 37,3 euros HT, soit 0,5 euro de plus qu’un an auparavant. Cet indicateur couvre l’accès et les services associés, notamment la téléphonie et la télévision. Il ne correspond pas au prix d’appel d’une box grand public, et son évolution peut aussi refléter un changement dans la répartition des clients et des offres.
Plus de 95 % des locaux sont couverts, mais tous ne sont pas abonnés
L’Arcep recense 43,1 millions de locaux raccordables au FTTH, la fibre jusqu’à l’abonné, sur 45,1 millions de locaux au total. La couverture dépasse ainsi 95 %. Le rythme de déploiement reste toutefois en net ralentissement, avec 1,5 million de locaux supplémentaires couverts en un an, contre un pic de 6,2 millions à la mi-2021.
Le rapport entre abonnements actifs et locaux couverts atteint 65 %. Ce taux mesure l’adoption du réseau déjà déployé : il ne faut pas le confondre avec la couverture du territoire. Un local raccordable n’a pas nécessairement fait l’objet d’un raccordement final ni d’une souscription à une offre fibre.

Les box 4G et 5G fixes continuent de gagner des abonnés
Les box 4G et 5G à usage fixe comptent 683 000 abonnements à fin juin, soit une hausse de 23,2 % sur un an. Il s’agit ici de connexions utilisées pour l’accès internet fixe, notamment lorsque l’ADSL est insuffisant et que la couverture mobile permet une alternative.
Ces accès restent minoritaires, avec environ 2 % de l’ensemble des abonnements internet. Leur consommation mensuelle moyenne atteint 248 Go par accès, en progression de 12,5 % sur un an. Le volume total de données consommées au trimestre augmente de 38,7 %, à environ 510 000 téraoctets.
La télévision reste très présente, le téléphone fixe recule
Un service de télévision accompagne 25,4 millions d’abonnements internet, soit 76,6 % du parc. Le nombre de ces accès progresse de 0,9 % sur un an, malgré une baisse de 34,7 % des abonnements TV sur xDSL.
La téléphonie fixe est, elle, de moins en moins utilisée. Le trafic vocal recule de 15,4 % sur un an, à 4,03 milliards de minutes au deuxième trimestre. En moyenne, chaque ligne fixe ne sert plus qu’à 37 minutes de communications sortantes par mois, soit sept minutes de moins qu’un an auparavant.







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