PMGC (Point de Mutualisation de Grande Capacité)

Le PMGC est, dans certains réseaux en fibre optique, un point de mutualisation de “grande capacité”. Il permet de raccorder, via des opérations de soudure ou de brassage, les fibres des opérateurs (partie non mutualisée) avec les fibres desservant les abonnés (partie mutualisée), mais selon une organisation différente des PM “classiques” (PMI/PMR/PMZ).

Qu’est-ce qu’un Point de Mutualisation de Grande Capacité (PMGC) ?

Un PMGC (Point de Mutualisation de Grande Capacité) est un point de mutualisation conçu pour regrouper un grand nombre de lignes. Historiquement, il a surtout été utilisé sur le réseau exploité par Free via Réseau Optique de France (ROF).

Dans cette architecture, l’accès aux lignes et l’organisation des interventions ne suivent pas exactement le schéma habituel où les opérateurs commerciaux interviennent directement sur un PM situé dans l’immeuble ou dans la rue.

Où se trouve le PMGC ?

Contrairement aux PM “classiques” (PMI, PMR, PMZ) qui sont généralement situés au plus près des logements, le PMGC est installé dans le NRO (Nœud de Raccordement Optique).

Cette localisation dans un local technique (le NRO) implique, dans le modèle PMGC, que les opérateurs commerciaux tiers ne disposent pas toujours d’un accès aussi direct qu’avec une armoire de rue ou un PMI.

PMGC : quelles conséquences par rapport aux PM classiques ?

Le fait que le PMGC soit dans le NRO peut avoir plusieurs effets opérationnels :

  • Intervention moins “autonome” des opérateurs commerciaux : certains gestes (ex. rendre une route optique disponible, rétablir une continuité optique) peuvent nécessiter l’action de l’opérateur d’infrastructure.
  • Raccordements plus complexes : en cas d’échec, une seconde intervention peut être nécessaire après correction côté réseau.
  • Risque de taux d’échec plus élevé si l’organisation des ressources et la fiabilisation ne sont pas au niveau attendu.

PMGC et évolution vers une architecture plus standard

Le principe de la régulation fibre en France vise à ce que la mutualisation permette aux opérateurs d’accéder au réseau dans des conditions raisonnables et non discriminatoires. Dans ce contexte, l’architecture PMGC est souvent décrite comme atypique, et les évolutions récentes tendent à rapprocher ce modèle de l’architecture FTTH standard (avec des points de mutualisation plus proches du terrain et mieux “interopérables”).

Free a indiqué avoir un projet visant à s’affranchir de l’architecture en PM Grande Capacité et du brassage par l’opérateur d’infrastructure, pour évoluer vers une architecture FTTH “plus commune” avec des points de mutualisation distincts des NRO de Free et opérables par les opérateurs commerciaux.

Commentaires